Transformers : l’âge de l’extinction (2D & 3D)

Transformers : l’âge de l’extinction (2D & 3D)

Film de Michael Bay (Etats-Unis - 2014 - 2h45) avec Mark Wahlberg, Jack Reynor, Nicola Peltz, Li Bingbing, Han Geng...





Transformers 4 affiche une- Film proposé en 2D ou en 3D selon les séances


Quatre ans après les événements mouvementés de "Transformers : La Face cachée de la Lune", un groupe de puissants scientifiques cherche à repousser, via des Transformers, les limites de la technologie.
Au même moment, un père de famille texan, Cade Yeager, découvre un vieux camion qui n’est autre qu’Optimus Prime. Cette découverte va lui attirer les foudres d’un certain Savoy, dont le but est d’éliminer les Transformers. Pendant ce temps, le combat entre les Autobots et les Décepticons refait surface…

 

 




 

Critique "Culturebox"


"Transformers : l'âge de l'extinction" surfe bien entendue sur les fondamentaux de la série : rencontre entre un humain avec les "Autobots", sauvetage mutuel, intervention des ennemis "Decepticons", complot gouvernemental et combat titanesque dans une mégapole. Ce qui change un peu la donne par rapport à "La Revanche" et "La face cachée de la lune", les deux derniers épisodes de la série, c’est un scénario un peu plus construit et des enjeux mieux exposés, dans une débauche d’action et d’effets-spéciaux, eux, toujours au rendez-vous.

Le thème du complot intérieur tient en effet le premier plan. Une tendance très présente dans les récents blockbusters, tels "Captain America : le soldat de l’hiver" ou "The Amazing Spiderman : le destin d’un héros". Le reflet d’une vieille hantise américaine : l’invasion intérieure. Le trauma post 11 septembre (l’invasion vient de l’extérieur) est devenu celui d’une crainte en provenance de la population américaine elle-même, avec notamment des fusillades mortelles, des attentats fomentés par des organisations extrémistes, ou des dérives des institutions officielles. Ces peurs se reflètent dans le cinéma le plus populaire, donc dans "Transformers : l'âge de l'extinction".

Mais, évidemment, le film n’est pas à thèse. Il est avant tout un divertissement d’action et, sur ce plan, ne déçoit pas, avec le bonus d’être plus maîtrisé sur le plan narratif. Ce "Transformers" quatrième opus revient aux origines de la saga qui n’était jusqu’alors pas explicitées, à savoir l’origine de la rivalité entre les "Autobots" et les "Decepticons" dans leur rapport à leur "Créateurs". Le film renvoie à leurs luttes chevaleresques avant leur intervention sur Terre et se clôt sur leurs futures luttes dans leur univers d’origine. Dans l’entre-deux, ce qui semble comme leur dernier conflit terrestre, tient le coup, tout en restant dans les clous de la série.

On ne peut que louer cependant le magnifique renouvellement visuel de la franchise, avec des trouvailles de taille : la très belle introduction au temps des dinosaures, les magnifiques vaisseaux spatiaux, dont l’intérieur du principal renvoie à une esthétique dérivée du regretté H.R. Giger, le créateur d’"Alien", disparu récemment, l’intervention des créatures robotiques dérivées des dinosaures, ou de nouveaux Transformers conçus par un consortium américain. Le tout bénéficie également de rôles plus évolutifs que précédemment, moins monolithiques, avec un Matt Damon qui fait le job, une belle photographie jouant beaucoup sur des couleurs orangées et de beaux effets de lentilles, sans parler d'un relief par moment très efficace. On ne s’ennuie pas une seconde dans un flot de bruit et de fureur : les amateurs apprécieront.



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Le Conte de la princesse Kaguya (VF & VOST)

Le Conte de la princesse Kaguya (VF & VOST)

Film D'animation d'Isao Takahata (Japon - 2013 - 2h17)





Conte de la princesse affiche une- Film proposé en VF ou en VOST selon les séances


Un vieux coupeur de bambou trouve une mystérieuse et reluisante plante de bambou. En la coupant, il tombe nez à nez sur un bébé minuscule, une petite fille de la taille d'un pouce. Il l'emmène chez lui et l'élève avec sa femme, ils la surnomment Kaguya-hime. Depuis ce jour, le vieux coupeur de bambou trouve une pépite d'or chaque fois qu'il coupe un bambou, et devient très riche. Kaguya-hime grandit et devient une belle jeune femme, si bien que les rumeurs sur sa beauté sont difficiles à cacher et se répandent. Cinq jeunes princes viennent la voir pour la demander en mariage, mais celle-ci leur réserve des tâches ardues...

 

 





 

Critique "Critikat.com"




Toujours dans l’ombre de son compère largement plus médiatisé Hayao Miyazaki, Isao Takahata s’est, de plus, fait rare ces dernières années – sa dernière apparition sur les écrans français date de 2003, avec un délicieux segment du film omnibus Jours d’hiver. Plus de dix ans après, donc, le réalisateur poursuit le virage formel amorcé dans Mes voisins les Yamada, avec une adaptation visuellement bouleversante du traditionnel Conte du coupeur de bambou, qui suit les pas d’une étrange princesse miniature dans le Japon féodal.

D’où vient-elle, cette princesse miniature, découverte dans un étrange pied de bambou scintillant au milieu d’une forêt nourricière ? Recueillie par le vieux coupeur de bambous et sa femme, elle se transforme en gros bébé goulu. Le merveilleux s’installe alors chez ce couple simple. Pousse de Bambou grandit, grandit à vue d’œil. À la faveur d’un changement de plan, elle prend plusieurs centimètres. C’est la première et délicieuse idée de cinéma de ce film : plutôt que d’employer l’ellipse pour traduire le passage du temps, Takahata choisit le merveilleux.

Entourée de parents aimants et d’une troupe d’amis emmenée par Sutemaru, Pousse de Bambou grandit, donc, au sein d’une nature prodigue et bienveillante. Il n’y a qu’à se baisser pour cueillir des melons ou attraper un faisan. Pourtant, le coupeur de bambous pense sa fille adoptive vouée à un destin princier et choisit d’employer le trésor découvert dans le creux de l’arbre magique pour édifier dans la capitale un palais où elle pourra recevoir la meilleure éducation.

Si le film fonctionne en rejetant dos à dos le monde de la civilisation et celui de la nature, la rigueur de la formation princière et la fougue de l’apprentissage de la liberté, cette opposition n’est pourtant jamais manichéenne. La ville est le décor des faux semblants. L’habit et le masque que revêtent les parents, la transformation physique qui est imposée à la jeune fille pour coïncider avec son statut de princesse lorsqu’elle est rebaptisée Princesse Kaguya, en sont les signes les plus superficiels. Les mensonges des prétendants qui se bousculent pour épouser la princesse témoignent, eux, d’une plus profonde turpitude. Le monde de la ville est aussi celui de l’art savant (la calligraphie, le koto) que Kaguya assimile en un clignement de cils, alors que dans la forêt, l’attention était portée sur l’artisanat comme dans la très belle scène de la fabrication des bols.

Bien sûr, la préférence de Takahata va à cette seconde forme de création et l’on sent qu’il range son activité de cinéaste du côté du travail manuel bien plus que de celui d’un art de salon. Car dans Le Conte de la princesse Kaguya, le travail du dessin est tantôt d’une finesse extrême, tantôt jeté à gros traits. Takahata choisit de faire cohabiter au sein d’un même film des styles différents afin de traduire au mieux les sentiments. L’exemple le plus frappant est la course effrénée de Kaguya pour rejoindre sa forêt perdue. La vitesse de son déplacement et sa fureur sont traduites par de gros traits apparents. Bien différent du travail de son comparse du studio Ghibli, Hayao Miyazaki, Takahata ne cherche pas la perfection de la représentation par le dessin, mais bien davantage l’évocation. Souvent, les décors ne sont qu’esquissés, avec une finesse de trait exceptionnelle. C’est là la seconde et bouleversante idée de cinéma : le dessin peut tout exprimer, à moins de le considérer avec humilité.

 

Critique "La Croix"


Un chef-d’œuvre… On hésite parfois à employer le terme tant il est galvaudé, mais c’est le premier mot qui vient à l’esprit après la vision du dernier long métrage d’Isao Takahata. Le Conte de la princesse Kaguya est d’une splendeur rarement égalée dans le cinéma d’animation. Ce film éclate de beauté, émerveille par sa grâce, émeut par sa douce mélancolie. Une œuvre à la puissance d’évocation comparable à celle d’un autre sommet de l’animation, Le Roi et l’Oiseau (1980), de Paul Grimault, à l’origine des vocations du cinéaste japonais et de son compatriote Hayao Miyazaki, avec lequel il a fondé les studios Ghibli.

Le Roi et l’Oiseau, coscénarisé par Jacques Prévert, sublimait le réalisme poétique cher à l’auteur de Paroles. Riche de ces influences culturelles francophones, Isao Takahata s’inscrit à son tour dans ce courant cinématographique et adapte à sa manière l’un des plus anciens textes nippons.

Écrit au Xe siècle, Le Conte du coupeur de bambous raconte l’histoire d’un couple vieillissant qui vit heureux au fin fond de la forêt. Un seul regret est niché au fond de leur cœur, celui de ne pas avoir eu d’enfants. Un jour, le coupeur de bambous découvre un bébé à l’intérieur d’un tronc, une adorable petite fille qu’il recueille avec son épouse et chérit comme une princesse.

Kaguya (« lumineuse » en japonais) grandit en harmonie avec la nature luxuriante et généreuse qui l’entoure. Elle devient une magnifique jeune femme que les plus grands princes convoitent. Mais elle les repousse les uns après les autres, en exigeant d’eux qu’ils relèvent d’impossibles défis. L’empereur lui-même est séduit par la beauté de Kaguya. Pour s’en défaire, elle finira par expliquer à ses parents les raisons de son mal-être.

Ce sont les motivations de ce personnage aussi gracieux que mystérieux qui ont intéressé Isao Takahata. Le cinéaste a d’ailleurs dit, lors de son passage au Festival du cinéma d’animation d’Annecy, tout le mal qu’il pensait du titre français de son œuvre.

« Il ne s’agit pas d’un conte, mais d’une histoire. Celle, ancrée dans le réel, qui se cache derrière le conte originel », a déclaré le réalisateur du Tombeau des lucioles (1988), récit bouleversant et très réaliste de la lutte de deux orphelins japonais pour leur survie, en 1945. Beaucoup moins sombre, Le Conte de la princesse Kaguya cultive ce même souci de la véracité qui contribue à la poésie visuelle des films des studios Ghibli en général et de Takahata, en particulier.

Pour restituer comme il le souhaitait l’atmosphère du Moyen Âge nippon et accentuer l’impression de symbiose, le cinéaste a souhaité unifier les dessins des décors et des personnages, contrairement à ce qui se fait habituellement en animation. Il faut ici rendre hommage à deux génies du genre animé, Kazuo Oga et Osamu Tanabe, qui ont su recréer avec une égale délicatesse les frémissements de la majestueuse bambouseraie, les gestes gracieux et gauches des nouveau-nés et les fastes de la Cour impériale.

Le tout filmé en plan souvent fixe sur un fond blanc dans un style proche de l’esquisse. Une audace graphique qui culmine lors d’une séquence fulgurante de fuite de la princesse, qui frise l’abstraction. Cette merveille visuelle donne envie par instants de découper l’écran et de le ramener chez soi pour l’encadrer, à l’instar d’estampes japonaises auxquels Isao Takahata fait référence. Aperçus brièvement dans les mains de la princesse qui les déroule avec une joie enfantine comme une bobine de film, les emakis, rouleaux peints au système narratif horizontal de l’époque Héian, sont considérés comme l’ancêtre des mangas et de l’animation nippone.

Car ce dernier – et peut-être ultime – long métrage d’Isao Takahata est aussi une façon pour lui de rendre hommage au cinéma et de dresser le bilan de sa carrière, en reprenant tous les thèmes qui ont émaillé sa filmographie : les rapports entre la nature et les hommes évoqués dans Pompoko, l’impermanence des choses et la fuite du temps, dans Souvenirs goutte à goutte, les défis de la filiation et de la transmission, dans Mes Voisins les Yamada. Mélancolique, le film n’en est pas moins une ode à la vie, entre joies et renoncements, faiblesses et rébellions. Comme le chante Kazumi Nikaido, nonne bouddhiste et interprète du thème musical principal : « Tout dans l’instant présent/Est espoir pour l’avenir/J’en garde la mémoire à jamais/En mon souvenir de la vie. »

 

Critique "Les Inrockuptibles"


Bien moins prolifique qu’Hayao Miyazaki, son associé au sein
du studio Ghibli, Isao Takahata revient à la réalisation après une éclipse de quinze ans. Si dans son précédent film, Mes voisins les Yamada, il brocardait avec poésie les citadins modernes, cette fois il illustre un conte du Xe siècle écrit par une courtisane impériale, Murasaki Shikibu.

Un modeste coupeur de bambous trouve un nouveau-né dans une pousse et, avec sa femme, il a l’intuition du destin prestigieux de cet être quasi surnaturel… Grâce à une fortune providentielle découverte dans le même bois de bambous, l’homme pourra réaliser ce vœu. Mais avant, la future princesse vivra la vie libre et buissonnière d’un enfant de la campagne…

Si Le Conte de la princesse Kaguya est le film le plus moralement et politiquement correct du cinéaste, prônant le libre arbitre au détriment des diktats sociaux, donc d’une certaine manière à l’encontre des valeurs traditionnelles nipponnes, il se singularise par son style et son ton.

Takahata qui, rappelons-le, n’est pas dessinateur lui-même et change souvent de style visuel, s’est affranchi depuis longtemps des rigueurs de la ligne claire que Miyazaki a continué à cultiver jusque dans son dernier film (Le vent se lève). Ici, un peu comme dans Mes voisins les Yamada, Takahata a opté pour un tracé d’esquisse, irrégulier et crayonné, et des couleurs à l’aquarelle, qui confèrent de la légèreté au dessin, et donc au récit. Cette décontraction formelle est au diapason du ludisme et du rapport à la nature de la future princesse et de ses compagnons de jeu.

A ce vert paradis des distractions enfantines, on oppose la rigueur de la haute société, la vie de palais et les rituels millimétrés, infligés à la princesse qui cesse de s’appartenir pour devenir une icône. Elle est, in fine, l’instrument de l’ascension sociale, style Bourgeois gentilhomme, du coupeur de bambous. Mais Takahata n’est nullement manichéen. Il sait célébrer également les splendeurs de la civilisation. Mais cet univers de beauté, de libertés ou de contraintes, est oblitéré par une fatalité transcendantale, que le cinéaste exprime avec une poésie infinie mêlée d’amertume.

Car Le Conte de la princesse Kaguya n’est pas une simple fable pour enfants, mais une œuvre philosophique à plusieurs niveaux. Comme Le Tombeau des lucioles, il traite de la mort, mais sur un mode presque surréel. La fable mélancolique conserve de bout en bout une grâce et une légèreté euphorisantes.

 



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A toute épreuve

A toute épreuve

Film d'Antoine Blossier (France - 2013 - 1h35) avec Marc Lavoine, Valérie Karsenti, Laouni Mouhid, Thomas Soliveres, Samy Seghir, Louise Grinberg, Melha Bedia...






A toute epreuve affiche uneLycée Robespierre, un lycée quelconque ou presque... Greg passe son bac cette année et c'est loin d'être gagné. Pour continuer à vivre son grand amour avec Maeva, il envisage un casse improbable, un casse qui doit être invisible et pour cela il monte une équipe, leur mission : voler les sujets du bac.

 





 

Critique "Paris-Match"


Une bande de cancres décide de voler les sujets du bac. Leur but, réussir leur braquage avec mention ! Bien qu’ils ne brillent guère, les sous-doués, comme les diamants, sont éternels ! Trente-quatre ans après ceux de Zidi, c’est une nouvelle génération de bonnets d’âne facétieux en rupture de tableau noir, qui part à l’assaut des écrans blancs. Plaçant ses baskets dans les startingblocks du bon nanar pour ados post-pubères, cette comédie démarre par une histoire d’amour aussi creuse qu’une dent de lait cariée. Le brave Greg (Thomas Soliveres), un lycéen aussi discret que distrait, passe ses cours à dessiner des personnages de BD. Nul en classe, il va pourtant réussir le plus bel examen qui soit, séduire Maeva (Mathilde Warnier), la plus belle fille du bahut. Quelques étreintes plus tard, le garçon doit se rendre à l’évidence : s’il veut suivre sa bien-aimée à l’université, il doit absolument réussir son bac. Vu son niveau plus bas qu’un camp de base de spéléologues, ce potache n’a aucune chance de devenir ne serait-ce qu’un diplômé du dernier rang (vous apprécierez cette référence à l’incontournable chef-d’oeuvre de Christian Gion…).

Avec les nuls qui lui servent de potes, le potache décide de monter un casse. La cible, ce sont les sujets du bac que doit renfermer le coffre-fort de leur terrifiant proviseur (Marc Lavoine). Pour y accéder, ces bras cassés aux pieds nickelés (ça ne veut rien dire, mais la référence est sympathique) vont s’associer à Scarface (Laouni Mouhid alias La Fouine), un malhabile Rouletabille des cités. Avec de tels atouts, il y a de fortes chances que ces lycéens restent bloqués à jamais au stade « terminale »… Film de genre à part entière, la comédie de cancres est au cinéphile ce que la récré est au collégien, une parenthèse hilarante qui fond dans le cerveau comme un marshmallow dans la bouche. Alors, n’ayons pas honte en cette période estivale de nous aérer les méninges avec ce film tchatcheur et survolté qui, entre « Les sous-doués » et « Les kaïra », trouve sa propre identité. Ses jeunes acteurs qui coincent la bulle du cartoon forment une telle bande de ciné que je leur colle un 3 sur 4 pour les encourager. Quant à leur réalisateur, qui a copié sur son voisin John Woo pour lui piquer son titre (« A toute épreuve », 1992), autant dire qu’il redouble…



 




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Du goudron et des plumes

Du goudron et des plumes

Film de Pascal Rabaté (France - 2013 - 1h31) avec Sami Bouajila, Isabelle Carré...






Du goudron et des plumes affiche uneL'été arrive à Montauban, avec les vacances, les barbecues… et le "Triathlon de l’été", compétition populaire télédiffusée. Christian, divorcé et commercial aux petites combines, n'a d’autre joie que sa fille de 12 ans.
Par amour pour elle et pour racheter tous ses petits mensonges, il accepte de participer à ce grand rendez vous sportif. Le jour où il rencontre Christine, mère célibataire et enceinte, tout semble concorder pour que Christian prenne un nouveau départ …

 






 

Critique "Paris-Match"


Auteur de bandes dessinées et tenté par le cinéma — il a notamment adapté ses « Petits Ruisseaux » à l’écran — Pascal Rabaté revient derrière la caméra avec un scénario inédit. A Montauban, Christian (Sami Bouajila), employé dans une société d’éradication de termites, est un père divorcé, dragueur et peu regardant sur les petites combines professionnelles qui mettent du beurre dans ses épinards. Enceinte et seule, Christine (Isabelle Carré) est une esthéticienne fraîchement installée dans la région. Tous deux font connaissance à l’occasion d’une répétition du groupe de majorettes auquel participent leurs filles respectives. A l’approche d’un triathlon festif et télévisé, la ville demande à Christian de renforcer l’équipe, mais ce dernier refuse… Rabaté excelle à raconter un monde de gens humbles avec, mais sans en abuser, de petites touches à la Pierre Etaix. Il sait aussi diriger ses acteurs qui lui rendent ici une copie remarquable. Dans le rôle du père de Christian, Daniel Prévost est très touchant. Dommage que les vingt dernières minutes, sans vrai rebondissement, perdent en intensité. On n’en goûtera pas moins, dans l’ensemble, à un très joli film.



 




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Dragons 2 (2D & 3D)

Dragons 2 (2D & 3D)

Film D'animation de Dean DeBlois (Etats-Unis - 2014 - 1h43)





Dragons-2-affiche une- Film proposé en 2D ou en 3D selon les séances


La vie s’écoule paisiblement sur l’île de Beurk...
Astrid, Rustik le Morveux, Varek, Kranedur et Kognedur se défient lors de courses sportives de dragons devenues très populaires tandis qu’Harold et Krokmou, désormais inséparables, parcourent les cieux à la conquête de territoires inconnus et de nouveaux mondes.

Au cours de l’une de leurs aventures, ils découvrent une grotte secrète qui abrite des centaines de dragons sauvages, rotégés par un mystérieux dragonnier...
Harold et Krokmou vont alors se retrouver au centre d’une lutte visant à maintenir la paix et vont devoir défendre leurs valeurs pour préserver le destin des vikings et des dragons.

 




 

Critique "Les Inrockuptibles"


Dans les années 2000, le cœur battant de l’animation grand public n’était pas dur à trouver. Il avait même un nom, Pixar, qui enchaînait alors des projets originaux tous plus réussis les uns que les autres.

Le studio logeait ainsi entre les deuxième (2001) et troisième (2010) volets de Toy Story six films remarquables pour et sur l’enfance, ou plutôt justement quelque part entre l’enfant et l’adulte (Le Monde de Nemo, Monstres & Cie, Là-haut, etc.), y projetant des méandres d’angoisses primales et d’émerveillements candides.

Cet âge d’or est plus ou moins révolu, néanmoins une question reste : où le cinéma d’animation palpite-t-il désormais ? Heureusement au moins une franchise, signée DreamWorks, déploie aujourd’hui cette sorte d’envergure indicible, de feu sacré que Pixar, donc, détenait il y a peu, ou encore que Disney détenait au XXe siècle.

Soit Dragons, bijou insoupçonné lancé quelques mois après Avatar dans le sillon de la 3D. On y découvre des Vikings de carte postale (barbus, bourrus) vivant à flanc d’îlots sur un océan désert à perte de vue, et s’adaptant comme ils le peuvent à la présence de voisins au tempérament assez volcanique – voir le titre.

Le précédent volet était affaire d’apprivoisement : celui de Krokmou (Toothless) par Harold (Hiccup), jeune et pataud fils de chef se toquant de domestiquer les dragons plutôt que de les chasser. Quatre ans après, Dragons a, à la façon d’un Toy Story, pris de l’âge, et accompagne donc le vieillissement de ses héros autant que de son public. Ici, c’est l’âge adulte qui pointe le bout de son nez, avec la douleur des séparations, le poids des responsabilités.

Harold explore le vaste monde ; trouver sa petite place au village n’est plus suffisant, puisqu’il n’est pas à l’abri de devoir bientôt le diriger, c’est-à-dire de prendre la place de son père (on devine les résonances intimes que cela augure). Entre-temps, Dragons 2 a fait de son binôme central (le garçon et la bête) un couple fusionnel, où l’un sert pour l’autre de béquille. Une aile estropiée d’un côté, une jambe amputée de l’autre, font que le déplacement se compose forcément à deux. Et de déplacement, il en est toujours fortement question dans les Dragons, blockbusters chorégraphiques par excellence.

Les deux films semblent tout droit sortis de la turbine encore brûlante de l’animation, taillés pour le relief : on n’y bouge que par explosions et par saccades, dans des déflagrations d’éléments (les airs bien sûr, mais aussi le feu, très présent, et mêmes les lames de l’océan qui entraînent les drakkars). C’est tout le rythme délicieusement enlevé d’une telle série où, enfin, les motifs traversent en un éclair la largeur de l’écran, laissant loin derrière eux les piétons du cinéma live.

Confirmation donc du très bon pressentiment perçu il y a quatre ans, à savoir celui d’une prise de relais avec le chef-d’œuvre du cinéma d’animation des années 2000, Toy Story. A bien des égards, l’un et l’autre se rapprochent. Ils déploient un foisonnement similaire à partir du programme qu’annonce leur titre (sachant que pour l’un comme pour l’autre il y a bien sûr du merchandising à la clé), où un dragon et un jouet, c’est sensiblement la même chose : une déclinaison de couleurs et d’attributs, à partir d’un ADN commun.

Surtout, la proximité de Dragons et de Toy Story repose sur une certaine stature romanesque, une ampleur cachée qui survole de bien haut le règne du pitch et des “personnages secondaires rigolos” (une tare pourtant très connotée DreamWorks) qui ne cessent d’accroître leur emprise sur le cinéma d’animation.

Ici, il y a bien sûr de l’humour (avec Jay Baruchel, Jonah Hill ou encore Christopher Mintz-Plasse, un casting ouvertement apatowien en VO), mais il y a aussi et surtout ce qui manque à tant de films adressés au jeune public :
une vraie sérénité, une tenue qui ne trompe pas son ennui en enfilant les références pop et les parodies (coucou Shrek) ; un véritable esprit de conte initiatique, candide et poignant, qui jaillit somptueusement dans les airs.


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Les Vacances du Petit Nicolas

Les Vacances du Petit Nicolas

Film de Laurent Tirard (France - 2014 - 1h37) avec Valérie Lemercier, Kad Merad, Dominique Lavanant, François-xavier Demaison, Bouli Lanners, Matheo Boisselier...



 

Vacances du petit nicolas affiche uneC’est la fin de l’année scolaire. Le moment tant attendu des vacances est arrivé. Le petit Nicolas, ses parents et Mémé prennent la route en direction de la mer, et s’installent pour quelques temps à l’Hôtel Beau-Rivage. Sur la plage, Nicolas se fait vite de nouveaux copains : il y a Blaise, qui n’est pas en vacances parce qu’il vit ici, Fructueux, qui aime tout, même le poisson, Djodjo, qui ne parle pas comme eux parce qu'il est anglais, Crépin, qui pleure tout le temps, et Côme, qui veut toujours avoir raison et c’est très énervant. Mais Nicolas fait aussi la connaissance d’Isabelle, une petite fille qui le regarde tout le temps avec de grands yeux ronds et inquiétants, et à laquelle il croit que ses parents veulent le marier de force. Les quiproquos s'accumulent, et les bêtises commencent. Une chose est sûre : ce sera, pour tout le monde, des vacances inoubliables…

 

 

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