My Sweet Pepper Land (VOST)

My Sweet Pepper Land (VOST)

Film de Hiner Saleem (Kurdistan - 2013 - 1h34) avec Golshifteh Farahani



 

my sweet pepper land affiche une- Version Originale Sous-Titrée


Opération à 4 euros pour tous


Au carrefour de l’Iran, l’Irak et la Turquie, dans un village perdu, lieu de tous les trafics, Baran, officier de police fraîchement débarqué, va tenter de faire respecter la loi. Cet ancien combattant de l’indépendance kurde doit désormais lutter contre Aziz Aga, caïd local. Il fait la rencontre de Govend, l’institutrice du village, jeune femme aussi belle qu’insoumise...

 

 

Critique "aVoir-aLire.com"


Le film commence par une scène burlesque : la pendaison ratée d’un criminel, qui devra s’étouffer au bout d’une corde deux fois avant de mourir. Le ton est donné : il s’agit de parler de faits graves mais sur un ton léger et avec un humour déroutant. Alors que les deux personnages principaux se rencontrent dans un village, où ils fuient pour éviter leurs familles respectives qui veulent les marier (ou leur mettre la corde au cou ?), deux mondes s’opposent au cœur des montagnes kurdes. Dans un hommage revendiqué au western, le passé et le présent, ainsi que des mœurs qui changent forcément avec l’ouverture du Kurdistan sur le monde, se heurtent à travers une série de personnages rocambolesques pour certains, tendres pour d’autres.Govend et Baran représentent sans conteste cette vision moderne du pays : ils veulent avoir le droit de choisir leurs vies, leurs conjoints et leurs métiers, sans que leurs familles et surtout les mâles dominants n’interviennent. Govend cherche une liberté dont veulent la priver son père et surtout ses très nombreux frères, désespérés à l’idée que leur sœur ne soit toujours pas mariée à l’âge de vingt-huit ans. Elle entretient une relation amicale avec Baran, le seul homme avec lequel elle se sente en sécurité, puisqu’il n’existe aucun rapport de domination entre eux. La vision du monde qu’a le jeune homme, qui a des idées bien éloignées de ses compatriotes sur l’égalité homme-femme, lui permet de gagner la confiance de Govend, qui ne peut que constater les différences entre les autres hommes qu’elle côtoie et lui. Cherchant à rester maîtresse dans son école pour elle, et chef dans son commissariat pour lui, ils revendiquent une indépendance que leurs entourages leur refusent.Face à eux, une série de personnages montre que les traditions demeurent, ainsi que l’idée qu’une femme doit obéir à son mari, ou se caser rapidement si elle ne veut pas déshonorer sa famille ; la question de l’honneur et de sa conception par les uns et les autres étant une idée très présente dans le film. Alors qu’un petit groupe de malfrats fait régner la terreur dans la petite communauté, où Baran reste l’étranger, ces hommes violents et influents n’acceptent pas qu’une femme puisse ne serait-ce que travailler sans l’autorisation d’un mâle, ou rester seule dans une pièce avec un homme s’il n’est pas son mari. Entre les femmes qui font la guerre pour leur indépendance en prenant le maquis et ce nouveau policier qui arrive de la ville et ne respecte pas la mafia locale en cherchant à démanteler un trafic de médicaments (véritable fléau au Kurdistan, où des gélules ne contiennent en fait que de la farine), ils symbolisent cette part écrasante de la population kurde qui refuse de voir évoluer la société et les relations entre ses membres.

Baran ne peut compter que sur l’aide de son adjoint, un personnage pittoresque qui semble sans cesse se demander si son patron n’est pas complètement fou (qui serait assez inconscient pour défier le parrain local ?) ! Leur relation, basée sur la confiance et le respect mutuel, montre la difficulté de choisir un camp entre le passé et le respect dû aux anciens, et le présent qui cherche à s’adapter au monde afin d’offrir un futur florissant au Kurdistan. Comment prendre parti alors que la peur règne et que des années de crispation et de contrôle sur la vie des femmes empêchent le bonheur mutuel ?

C’est toujours avec humour que le réalisateur montre ses idées et son désir de faire de son pays un état moderne. Alors que des scènes rocambolesques serpentent le film, au fur et à mesure que la relation entre Govend et Baran évolue - au grand dam du reste du village - la musique est l’élément clé qui achève de montrer le décalage immense de perception entre ceux qui restent sur leurs acquis et ceux qui voient tout l’intérêt de s’ouvrir aux autres. Face à la musique traditionnelle qui accompagne les passages du film où les habitants du village s’opposent à toutes formes de modernité et de liberté, surtout de la part de Govend, la jeune femme écoute des chants français et joue d’un instrument suisse.
Baran est, lui, fan d’Elvis Presley, offrant une scène incroyable lorsqu’il est sur le chemin des plaines : quelle surprise d’entendre ce chant américain au cœur des montagnes kurdes, où tout semble figé ! Tourné justement en décors naturels, le film oppose la beauté du paysage avec les difficultés qu’il dissimule. Comme il est dommage, semble dire Hiner Saleem, de tant se battre et de s’opposer les uns aux autres dans un décor aussi sublime…

Le choix des acteurs est primordial et offre un réalisme surprenant, afin de mieux réfléchir à la situation politique du Kurdistan, à travers l’histoire de Govend et Baran. Le réalisateur retrouve l’actrice Golshifteh Farahani, qu’il avait fait jouer dans son précédent film Si tu meurs je te tue. Envoûtante de beauté, offrant une tendresse et une force surprenantes à son personnage de femme qui se bat pour contrôler sa vie, elle distille des scènes envoûtantes, notamment lorsqu’elle joue du hang au cœur des montagnes. L’émotion qui se dégage de chaque scène qui la réunit à Korkmaz Arslan nous fait aimer ces personnages et leur souhaiter de pouvoir décider de leur destin, qu’il soit commun ou pas. Face à eux évoluent des acteurs non professionnels, qui semblent interpréter leurs propres rôles tant ils sont convaincants et impliqués.

Film majeur sur la quête d’indépendance et l’estime de soi, My sweet pepper land donne envie de découvrir le Kurdistan et d’étudier sa population, afin de savoir si l’humour présent jusque dans les scènes les plus dramatiques se retrouvent vraiment dans la vie courante. Entre rires et larmes, le réalisateur kurde Hiner Saleem offre surtout un pur moment de grâce.


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Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (VOST)

Le Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire (VOST)

Film de Felix Herngren (Suède - 2013 - 1h54) avec Robert Gustafsson, Iwar Wiklander, David Wiberg...



 

Le vieux qui... affiche une- Version Originale Sous-Titrée


Opération à 4 euros pour tous


Le jour de son 100ème anniversaire, un homme s'échappe de sa maison de retraite pour une cavale rocambolesque, certain qu'il n'est pas trop tard pour tout recommencer à zéro. Débute alors une aventure inattendue et hilarante aux côtés d'un escroc, d'un vendeur de hot-dogs, d'une rousse et d'un éléphant...

 

 

Critique "Le Parisien"



Jusqu'ici, il y avait matière à un sympathique polar burlesque. Sauf que la trame du « Vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire », premier roman phénomène d'un journaliste suédois, Jonas Johansson, jusqu'alors inconnu au bataillon (Presses de la Cité), repose aussi sur la vie agitée d'Allan.


Expert en dynamite -- la toute première scène, qui voit vengée la mort du chat Molotov, donne le ton -- ce Candide a également passé sa vie à croiser, conseiller, dépanner, éclairer ou sauver les grands de ce monde, d'Einstein à Staline.Derrière chaque soubresaut de la planète, chaque changement de régime, chaque révolution, chaque éternuement nucléaire, il y a eu Allan. Il a mis son grain de sel, versé sa pincée de poudre.

Il fallait un sacré toupet, sinon une bonne dose d'inconscience, pour porter à l'écran ce livre tourbillonnesque qui égrène en rafale son chapelet de situations et de personnages, avec éléphant en prime. Ce dernier saura d'ailleurs peser de tout son poids dans l'intrigue.

L''acteur Robert Gustafsson promène, comme une danseuse ferait des pointes, son air de génie délicieusement dépassé par les événements. Bref, on voulait un film détonant ? Le voilà.


 


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Plein soleil

Plein soleil

Film de René Clément (France - 1960 - 1h54) avec Alain DELON, Marie LAFORÊT, Maurice RONET, Elvire POPESCO, Erno CRISA....


 

plein soleil affiche une- Cycle Patrimoine - Version restaurée

 

Tom Ripley est chargé par un milliardaire américain, M. Greenleaf, de ramener à San Francisco son fils Philippe qui passe de trop longues vacances en Italie auprès de sa maîtresse Marge. Tom entre dans l'intimité du couple et devient l'homme à tout faire de Philippe qui le fait participer à toutes ses aventures sans cesser de le mépriser. C'est alors que Tom tue Philippe et usurpe son identité. Tout semble réussir. Au moment où il s'apprête a épouser Marge, Philippe réapparait.

 

 

Critique "aVoir-aLire.com"




Adapté d’un polar de Patricia Highsmith (M. Ripley), qui fit du personnage éponyme le héros de toute une saga littéraire, Plein soleil compte parmi les nombreux succès de René Clément. Il marque aussi sa première collaboration, fructueuse, avec Alain Delon, qui se poursuivra avec Les Félins et Paris brûle-t-il ? Fructueuse car l’acteur, au faîte de son talent, apporte beaucoup à cette histoire d’usurpation d’identité jalonnée de cadavres.

René Clément traite les thèmes de la convoitise, du désir et du mensonge avec une bonne dose d’ambiguïté qui fait toute l’ambiance délétère de Plein Soleil. Tout repose sur un art de la mise en scène et du rythme qui gonfle le temps, met le spectateur sous tension et provoque la fascination. Au début du film, la relation de maître-valet qui s’établit entre Philippe Greenleaf, riche et méprisant (Maurice Ronet) et Tom Ripley, plus modeste, mais parvenu et calculateur (Delon), se transforme en un jeu du chat et de la souris : à la fois attraction et répulsion, admiration et haine réciproque. Et lorsque Tom Ripley s’identifie à son (faux) ami jusqu’à l’ambivalence, comme dans cette scène troublante où il revêt ses vêtements et l’imite devant la glace, on sent monter un danger sourd, dans l’attente de l’explosion. Prêt à tout, Ripley convoite ses biens, sa vie, sa fiancé même (Marie Laforêt). La virée qu’entreprennent les deux hommes sur un petit bateau prend la forme d’un huis-clos, et le suspense se referme sur une scène de meurtre fulgurante, au sens du détail macabre. La suite est à l’avenant : Ripley, après avoir usurpé l’identité de Greenleaf, mène une existence de flambeur en Italie dans des décors de rêve, mais son mensonge enfle, le met dans des situations de plus en plus dangereuses, prend de telles proportions qu’il est vite entraîné dans une spirale criminelle, à la fois angoissante et excitante. Comme un Icare qui se serait trop rapproché de ce ’’plein soleil’’ de l’opulence, comme un personnage balzacien coupable d’arrivisme et de cupidité, son sort est suspendu à une menace constante : va-t-on le démasquer, va-t-on découvrir ses crimes ?

Insidieusement, perversement, René Clément crée un suspense haletant à partir de ces interrogations, en suivant le parcours de Ripley vers encore plus de dissimulation, encore plus de monstruosité. Le charme magnétique de Delon, fauve sans vergogne et follement séduisant, exerce un pouvoir de fascination et de malaise sur le spectateur, témoin de ses actes et complice de son secret... on en viendrait presque à espérer que Ripley échappe aux griffes des enquêteurs ! La réflexion en zones troubles sur l’identité et le déterminisme est ainsi enrichie par le jeu ambigu que René Clément mène avec son spectateur. Le final, à l’ironie froide et cinglante, est au diapason. A noter : Anthony Minghella tourna un remake de Plein soleil en 1999, intitulé Le Talentueux M. Ripley, avec Matt Damon et Jude Law, plus proche de l’œuvre originale de Patricia Highsmith.

 


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Pas son genre

Pas son genre

Film de Lucas Belvaux (France - 2013 - 1h51) avecEmilie Dequenne, Loïc Corbery....




Pas son genre affiche uneOpération à 4 euros pour tous


Clément, jeune professeur de philosophie parisien est affecté à Arras pour un an. Loin de Paris et ses lumières, Clément ne sait pas à quoi occuper son temps libre. C'est alors qu'il rencontre Jennifer, jolie coiffeuse, qui devient sa maîtresse. Si la vie de Clément est régie par Kant ou Proust, celle de Jennifer est rythmée par la lecture de romans populaires, de magazines « people » et de soirées karaoké avec ses copines. Cœurs et corps sont libres pour vivre le plus beau des amours mais cela suffira-t-il à renverser les barrières culturelles et sociales ?






 

Critique "Les Inrockuptibles.com"


En pleine polémique sur les questions de genre, le titre du nouveau film de Lucas Belvaux résonne étrangement. Son sens premier est sans doute le plus évident : “pas son genre”, soit pas d’atomes crochus. Mais comme
le film fait le récit d’une liaison entre deux personnes issues de lieux, de classes sociales et de rapports au monde différents, le titre retombe aussi sur les pattes des débats actuels : la culture est chose différente de la nature et elle compte autant, si ce n’est plus.

Soit donc Jennifer et Clément. Elle habite Arras où elle élève seule son fiston et exerce la profession de coiffeuse. Elle est péroxydée, lit des magazines people et des romans populaires, admire Jennifer Aniston (même prénom en plus) et chante le week-end avec deux copines, un genre de Supremes de sous-préfecture. Lui est un prof de philo parisien, provisoirement détaché à Arras, ce qu’il vit comme une punition. Il connaît par cœur son Kant et son Proust, n’a pas d’enfant, entretient des liaisons intenses mais brèves par peur de s’engager, écorchant au passage ses amantes. Venu se faire couper les cheveux, il rencontre Jennifer et ces ciseaux…

Le questionnement de Belvaux et le suspense romantique du film consistent à savoir si ces deux-là peuvent former un couple, éventuellement durable, si l’amour est plus fort que les barrières culturelles et sociales. La force du sexe et/ou des sentiments peut-elle transfigurer des clichés sociologiques ambulants et les arracher à leur déterminisme ? Belvaux va filmer dans le moindre détail l’aventure de cette fusion des contraires, comment chacun va tenter d’aller vers le territoire de l’autre et vice versa, selon le ressort classique de la screwball comedy hollywoodienne.

Mais, à la vitesse des Hawks ou Capra de jadis, Belvaux oppose la patience, la minutie, dans la description de chaque étape de la liaison. Quels films va-t-on voir ? Qui invite qui à dîner ? A quel moment le premier baiser ? Puis la première nuit ensemble ? Et chez lequel on couche ? Et qui ferme les yeux pendant l’amour ? Belvaux remet en scène ce processus mille fois filmé qu’est la cristallisation de la rencontre amoureuse et quand c’est fait avec tact et précision, comme c’est le cas ici, on remarche à fond.

Mais si le couple se forme, un doute, une tension, un suspense demeurent. Les intentions de la pétulante Jennifer sont vite affichées : elle a besoin d’aimer, elle a envie d’aimer, elle aime Clément. Lui est beaucoup plus retors. Considère-t-il Jennifer comme un coup ? Un passe-temps pour tuer l’ennui de la province ? Une idiote à éduquer ? Une proie à manipuler ? Un cobaye pour son prochain bouquin de philo ? Ou l’aime-t-il aussi un peu, beaucoup, tout en ayant peur de s’engager ? Outre ces questions irrésolues qui maintiennent le film sous tension, les deux font l’effort d’aller vers l’autre et c’est assez beau : elle se met à lire Kant, il va voir une comédie avec Jennifer Aniston, l’accompagne un soir au dancing où elle chante avec ses amies. Jennifer est moins cultivée que Clément mais pas moins intelligente.

Pas son genre n’est pas seulement la rencontre entre deux personnes et deux classes sociales non-prédisposées à se croiser, c’est aussi le mélange quasi expérimental entre deux genres très français : le Demy-film et le Rohmer-film. Personnage velléitaire, Clément ressemble à ces mâles rohmériens intellectuels, indécis, qui ratiocinent, mettent les affects à distance, analysent ou calculent leurs sentiments, rationalisent leurs pulsions. De son côté, Jennifer exsude une féminité extravertie, un tempérament cash, une croyance en l’amour, le goût des couleurs pétantes et des chansons, toutes choses qui en font une lointaine petite cousine des demoiselles de Rochefort ou de la Deneuve coiffeuse de L’événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la Lune (Jacques Demy, 1972)

Les acteurs sont essentiels dans la réussite d’un tel film. Si Loïc Corbery véhicule les atermoiements de Clément, ses courts-circuits entre raison et sentiments, Emilie Dequenne est carrément exceptionnelle d’abattage, de générosité et de charme. Après Rosetta et A perdre la raison, elle trouve son troisième grand rôle – à croire qu’elle est décidément mieux servie par ses compatriotes belges. Et en plus, elle chante bien. Tout à fait notre genre.

 

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Diplomatie

Diplomatie

Film de Volker Schlondorff (France - 2013 - 1h24) avecAndré Dussollier, Niels Arestrup, Burghart Klaussner, Robert Stadlober....




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La nuit du 24 au 25 août 1944. Le sort de Paris est entre les mains du général Von Choltitz, gouverneur du Grand Paris, qui se prépare, sur ordre d'Hitler, à faire sauter la capitale. Issu d'une longue lignée de militaires prussiens, le général n'a jamais eu d'hésitation quand il fallait obéir aux ordres. C'est tout cela qui préoccupe le consul suédois Nordling lorsqu'il gravit l'escalier secret qui le conduit à la suite du général à l'hôtel Meurice. Les ponts sur la Seine et les principaux monuments de Paris, Le Louvre, Notre-Dame, la Tour Eiffel ... - sont minés et prêts à exploser. Utilisant toutes les armes de la diplomatie, le consul va essayer de convaincre le général de ne pas exécuter l'ordre de destruction.






 

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Edge Of Tomorrow (2D)

Edge Of Tomorrow (2D)

Film de Doug Liman (Etats-Unis - 2013 - 1h29) avec Tom Cruise, Emily Blunt, Bill Paxton...



 

Edge of Tomorrow affiche FranceOpération à 4 euros pour tous


Dans un future proche, des hordes d'extraterrestres extrêmement organisés, appelés les Mimics, ont livré une bataille acharnée contre la Terre, réduisant les grandes villes en cendres et causant la mort de millions d'êtres humains. Aucune armée au monde n'est à même de rivaliser avec la rapidité, la violence et les capacités cognitives exceptionnelles des combattants Mimics, très bien armés, ou de leurs chefs dotés de pouvoirs télépathiques. Mais à présent, les armées du monde ont réuni leurs forces pour une ultime offensive à quitte ou double contre les extraterrestres…
Le lieutenant-colonel Bill Cage (Tom Cruise), qui n'a jamais combattu de sa vie, est rétrogradé du jour au lendemain et envoyé, sans entraînement ni équipement opérationnel, dans ce qui ressemble à une mission-suicide. Il meurt en l'espace de quelques minutes, parvenant malgré tout à tuer un des chefs extraterrestres dans sa chute. Mais, comme par miracle, il se relève et se retrouve au début de cette journée fatidique, contraint de se battre à nouveau et de mourir… une nouvelle fois. En réalité, le fait d'avoir été en contact direct avec l'extraterrestre l'a projeté dans une boucle temporelle, le condamnant à revivre le même combat, indéfiniment…
Mais à chaque salve, Cage gagne en force et en agilité et devient mieux armé pour affronter les Mimics, aux côtés de Rita Vrataski (Emily Blunt), agent des Forces Spéciales qui, parmi les soldats du monde entier, a infligé les plus lourdes pertes aux Mimics. Tandis que Cage et Rita affrontent ensemble les extraterrestres, ils découvrent, au fil des combats qui s'enchaînent, les moyens d'anéantir les envahisseurs et de sauver la Terre…

 

 

Critique "Critikat.com"






Edge of Tomorrow, signé Doug Liman (Fair Game, La Mémoire dans la peau), ne demeure pas moins pourtant un film de Tom Cruise, tant il parait intégralement articulé autour de l’aura et du physique inaltérable de l’acteur. À l’instar donc des derniers films de Tom Cruise, ce blockbuster SF ne semble être qu’un prétexte pour une démonstration du talent de l’acteur, toujours enclin à repousser par la voie de la fiction les limites de ce que peut réaliser un corps. Ainsi Oblivion ne convergeait que vers une scène, où Tom Cruise affrontait enfin un adversaire à sa mesure : lui-même. Cloné à l’infini, la star de Minority Report tutoyait alors une immortalité qui faisait enfin de lui, le wonder boy d’Hollywood ne cachant plus l’immensité de son ego (cf. la saga Mission Impossible, franchise consacrée à sa gloire), un véritable demi-dieu.

Edge of Tomorrow, dernier « Tom Cruise Movie » en date, va encore plus loin. Le film suit les pérégrinations de l’officier Cage, faible et veule soldat, qui, par un concours de circonstances, se retrouve embarqué malgré lui au front d’une guerre apocalyptique contre une redoutable espèce extra-terrestre. Suite à la rencontre avec l’un des aliens, le héros se retrouve doté d’un don sur lequel va reposer la machine narrative du film : s’il vient à mourir, le militaire recommence inlassablement à zéro cette même journée funeste, en conservant toutefois la mémoire de ce qui s’est préalablement passé.

Le principe du long-métrage, lointain cousin d’Un jour sans fin (sauce Inception, l’esprit de sérieux et les piètres velléités auteuristes en moins), confère à Tom Cruise deux instruments pour nourrir encore davantage sa persona de sauveur de l’humanité et de surhomme qu’il s’est façonnée de film en film. Tout d’abord, en conciliant le désir d’intemporalité de l’acteur (le pouvoir de « rembobiner ») à celui d’expérimenter le frisson d’une mort sur un écran – après tout, Tom Cruise n’a passé l’arme à gauche que trois fois au cinéma en près de quarante films et trente ans de carrière, soit dix fois moins que dans le seul Edge of Tomorrow –, puis en rabattant les cartes du désormais habituel triomphe du héros. Edge of Tomorrow joue ainsi astucieusement du récit de l’ascension d’un médiocre soldat (Tom Cruise menotté, Tom Cruise balourd, Tom Cruise lâche) au rang de machine à tuer, apprenant au fil de ses échecs à exploiter pleinement son potentiel – en somme, à (re)devenir Tom Cruise.

Le procédé – et à vrai dire tout le projet du film – pourrait n’être ainsi que l’expression d’un orgueil démesuré si Tom Cruise ne faisait pas preuve, une fois de plus, d’un charisme et d’une grâce physique rare. L’acteur n’a en effet guère perdu de sa dextérité dans les scènes d’action, et si ces dernières sont quelque peu brouillonnes dans leur découpage, Doug Liman a l’intelligence d’arc-bouter son filmage autour de la vedette-aimant. À l’instar de Joseph Kosinski (Oblivion) et de Christopher McQuarrie (Jack Reacher), le réalisateur de La Mémoire dans la peau s’en remet à une production artistique très correcte et confie les clefs de la mise en scène à son interprète phare. Braquez une caméra sur Tom Cruise, et c’est toute une chorégraphie qui se met en place, constituée de petits gestes techniquement très discrets (Tom Cruise marchant maladroitement avec une armure high-tech) et d’une vélocité physique dans le cœur de l’action.

Mais si Edge of Tomorrow est au-dessus des deux films précédemment cités, c’est parce qu’il consacre également l’interprète comme le maître du montage au sein même du dispositif narratif : menant la cadence des sauts et des « rembobinages » temporels, le héros ne laisse aucune place au moindre détour de la narration ou de la mise en scène. Les images ne se réduisent d’ailleurs qu’à cela, montrer Tom Cruise et montrer ce qu’il voit, le champ et le contre-champ, et rien de plus. Il faut beaucoup d’énergie – et le meilleur acteur au monde – pour faire tenir un programme in fine si ténu, mais constamment jubilatoire, sur presque deux heures. Car Tom Cruise n’a plus besoin de metteur en scène pour briller : tel un soliste qui volerait les prérogatives de son chorégraphe, il guide le mouvement de l’intérieur, en invitant les autres danseurs à se joindre à la ronde. Qu’importe donc aujourd’hui que l’acteur ne se tourne plus que vers des seconds couteaux, loin des temps bénis où il faisait étalage de son génie chez Spielberg, De Palma et consorts. Ses films sont désormais des cathédrales construites à sa seule gloire. Il est Tom Cruise, l’immortel.






Critique "Les Inrockuptibles"


Einstein peut se retourner dans sa tombe : Tom Cruise voyage plus vite que la lumière. Cela fait un certain temps qu’il courait après l’exploit, le garnement. Il est désormais acquis. Il est nécessaire de le rappeler : personne, au cinéma ne court mieux que Tom Cruise. Que les sceptiques revoient Mission: Impossible (les quatre), Minority Report, Collateral, La Guerre des mondes ou le récent Night and Day, à cette aune. Même les quelques scènes de course dans Jerry Maguire et Eyes Wide Shut sont sidérantes.C’est donc avec une certaine surprise que nous constations, dans Jack Reacher, son changement de régime : il ne courait plus, mais se contentait de partir à point. Toujours au bon moment, au bon endroit, il pouvait se payer le luxe de la tranquillité apparente. Avec Edge of Tomorrow, il va au-delà : le voyage dans le temps, c’est-à-dire la vitesse ultime. Et signe – car tout film avec Tom Cruise est un film de Tom Cruise, et ce de plus en plus – une de ses œuvres les plus vertigineuses. ‏A l’origine d’Edge of Tomorrow, il y a un high concept — adapté en fait d’un roman japonais All You Need is Kill de Hiroshi Sakurazaka –, une idée sexy résumable en quelques mots : les noces entre Un jour sans fin et Le Jour le plus long.

Pour le dire autrement, Tom Cruise est un rond-de-cuir de l’armée, envoyé contre son gré sur le front opposant une humanité au bord de l’extinction à des extra-terrestres conquérants (les Mimics, nom générique pour un design qui ne l’est pas moins : rien ici ne se joue sur l’originalité). C’est le grand débarquement, la mère de toutes les batailles, la survie de l’espèce est en jeu… et ceux qui veulent se préserver la surprise devraient arrêter la lecture ici. ‏Car l’ami Cruise, inexpérimenté au possible (on ne l’avait pas vu ainsi depuis des lustres), se fait massacrer dans les premières minutes de l’assaut, le visage détruit, comme une réminiscence de Minority Report. Game Over.

Mais tout de suite : “Même joueur, joue encore”. Le soldat Cage (belle idée de lui donner le nom de l’autre grand acteur spectral du cinéma américain contemporain) se réveille en effet au matin de son incorporation, prêt à se battre à nouveau, et à se refaire trucider de la même façon, si ce n’est qu’il garde avec lui le souvenir des jours précédents et peut modifier son comportement en fonction. Jusqu’à l’exécution parfaite. Comme dans un jeu vidéo. ‏Vertigineux disions-nous.

A vrai dire, le film ne vise même que ça, le vertige, que certains, ne goûtant pas les pirouettes théoriques de l’acteur-auteur, estimeront dérisoire. Depuis son tournant burlesque et parodique dans Tropic Thunder (où il jouait Les Grossmann, un producteur mégalo et grossier, sans doute son Mr Hyde), Tom Cruise a décidé de reprendre sa carrière en main, et de ne plus jouer que dans des véhicules qu’il pilote lui-même, à toute berzingue.

Il ne s’agit pas de nier le talent de Doug Liman, excellent artisan et cinéaste de la légèreté à tout prix (La Mémoire dans la peau, Mr and Mrs Smith, Jumper) ; seulement de constater que son habileté est ici totalement au service du projet cruisien : aller toujours plus vite, sans se retourner. Guidé par un scénario (de Christopher McQuarrie, réalisateur de Jack Reacher et du prochain Mission : Impossible) plus malin que rigoureux, Liman et Cruise s’amusent comme des petits fous, pendant une bonne heure et demie, des potentialités de leur high concept, avant de retomber dans les affres du blockbuster contemporain, bourrin et illisible (surtout en 3D, à éviter), lors du dernier level. ‏

Mais ce qu’ils réussissent, ils le réussissent à merveille. L’idée de trajectoire et de perfection, consubstantielle au concept Cruise, trouve là, par la grâce d’un montage acéré, une de ses plus belles expressions. L’acteur, plus toonesque que jamais, n’a plus de chair, plus d’âge, quasiment plus de réalité ni d’affect (ce qui affaiblit la partie sentimentale, avec la pourtant excellente Emily Blunt). Il n’est plus qu’un spectre, une pure créature de cinéma coincée entre deux coupes, un bug condamnée à errer dans les plis de l’espace-temps. Seul, pour l’éternité.

 



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Les drôles de poissons-chats (VOST)

Les drôles de poissons-chats (VOST)

Film de Claudia Sainte-luce (Mexique - 2013 - 1h29) avec Ximena AYALA,Lisa OWEN,Sonia FRANCO,Wendy GUILEN...



 

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Opération à 4 euros pour tous


Claudia a 22 ans et vit seule dans une grande ville du Mexique. Une nuit, elle atterrit aux urgences pour une crise d’appendicite. Elle y rencontre Martha, qui occupe le lit voisin. Martha a 46 ans, quatre enfants et une inépuisable joie de vivre malgré sa maladie. Touchée par cette jeune femme solitaire, Martha invite Claudia à habiter chez elle à sa sortie de l’hôpital. Claudia est d’abord désorientée par l’organisation parfois chaotique de la maisonnée, mais trouve progressivement sa place dans la tribu. Et tandis que la santé de Martha s’affaiblit, le lien de Claudia avec chaque membre de la famille se renforce jour après jour.

 

 

Critique "Télérama"




Cette histoire-là est à la fois fragile et immensément précieuse. Elle vient de la vie... Quand elle avait 22 ans, Claudia Sainte-Luce a rencontré Martha, une femme gravement malade, qui lui a ouvert les portes de sa maison, l'a accueillie dans sa famille. Elle en est remerciée, aujourd'hui, par ce film où s'exprime la fidélité au passé, où les personnages portent le nom de leurs modèles. La première rencontre de Martha et de la future réalisatrice a lieu dans une chambre d'hôpital : quelques mots sont échangés, rien d'important. Et pourtant, tout l'est. Tout commence...


En regardant sa propre histoire, la réalisatrice explore, avec délicatesse, un mystère. Que s'est-il passé, que s'est-il joué entre elle et Martha ? Claudia, qui vit dans une grande solitude, est, d'abord, spectatrice de cette tribu où chacun a son grain de folie. Et puis, progressivement, elle entre dans la danse... Pour Martha, ce temps d'adaptation n'existe pas. Auprès d'elle, Claudia a tout de suite sa place. Comme si elles se reconnaissaient... Une jeune fille qui n'a pas eu de mère en trouve une, et une femme qui aime ses enfants trouve une fille de plus. La réalisatrice réussit à suggérer la grâce de ce croisement miraculeux. Au moment où la vie se dénoue — car chacun sait Martha condamnée — un lien se noue. C'est dit avec une pudeur magnifique, à l'image du titre, qui désigne un petit aquarium cocasse et accessoire, chargé d'une affection secrète. L'attachement est une drôle d'histoire. Qui finit, ici, par devenir carrément déchirante.




 

Critique "La Croix"


Entre elle et le monde, Claudia, 22 ans, a installé une forteresse de silence et de distance. Comme il lui faut bien gagner sa vie, elle travaille dans un supermarché où elle s’emploie à tenir les autres au loin – collègues et clients qu’elle dissuade de lier contact.

Opérée pour une crise d’appendicite, elle partage sa chambre d’hôpital avec Martha, 46 ans, mère de quatre enfants. Les visites sont bruyantes et gaies. Après avoir dessiné des smileys sur la pulpe de ses doigts, son fils se cache sous son lit dans l’espoir de rester toute la nuit auprès d’elle. La chambre désertée et le calme revenu, Martha confie à Claudia à demi-mot sa peur de l’avenir. À la sortie de l’hôpital, elle propose à la jeune femme de s’installer chez eux le temps de sa convalescence.

Sans fard, Claudia Sainte-Luce raconte sa rencontre avec Martha et l’histoire de cette femme atteinte du sida qui élève seule ses enfants. Ce portrait se double d’un autoportrait et du récit de la métamorphose que l’une permet à l’autre.

Lorsque la très réservée Claudia est propulsée dans le quotidien chaotique de la famille, le choc est rude. Alejandra, l’aînée, cherche son souffle dans des histoires d’amour compliquées. Plus expansive, Wendy, la seconde, dévore tout ce qui lui tombe sous la main. Mariana et Armando s’efforcent de mener une vie normale d’écoliers, mais le simple fait d’arriver à l’heure en classe n’a rien d’aisé. Pourtant, tous s’entraident et Martha, malgré la maladie, fait régner la bonne humeur sur la maisonnée et dans sa chambre d’hôpital à chaque nouveau séjour.

Effacée, silencieuse, Claudia demeure en dehors du champ, avant de rentrer progressivement dans le cadre, allégorie de son acceptation de faire partie du joyeux désordre de la tribu. Après avoir évoqué des parents dans une ville au loin, elle avoue son immense solitude depuis la mort de sa mère plusieurs années plus tôt. À petites touches, elle trouve sa place, aide chacun à tenir debout et épaule Martha pour réaliser le rêve d’un dernier séjour en bord de mer.

La mise en scène réaliste et austère glisse peu à peu vers plus de couleurs, de tendresse et de poésie, sans céder au pathos. En confiant le rôle de Wendy à la « vraie » Wendy, la fille de Martha, la réalisatrice a donné plus de poids à ce personnage et déséquilibré la fratrie.

L’actrice Lisa Owen incarne une Martha lumineuse ; Ximena Ayala prête à Claudia ses airs de chaton effarouché avant de se laisser apprivoiser. Les silences, les plans fixes sur des scènes peu dialoguées, empruntées à un quotidien presque ordinaire, s’ils semblent parfois un peu longs, donnent à ce film délicat un rythme lent qui sied bien à son propos : retenir le temps quand la vie s’en va.



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Patéma et le monde inversé

Patéma et le monde inversé

Film D'animation de Yasuhiro Yoshiura (Japon - 2013 - 1h39)


Patema afficheOpération à 4 euros pour tous


Après une catastrophe écologique, la terre se trouve séparée en 2 mondes inversés ignorant tout l'un de l'autre. Dans le monde souterrain, Patéma, 14 ans, adolescente espiègle et aventurière rêve d'ailleurs.
Sur la terre ferme, Age, lycéen mélancolique, a du mal à s'adapter à son monde totalitaire.
Le hasard va provoquer la rencontre des 2 adolescents en défiant les lois de la gravité.









Critique "Les Inrockuptibles"


Ce dessin animé, premier long métrage de Yasuhiro Yoshiura, rappelle le film de SF Upside down de Juan Solanas. Un jeune homme et une jeune fille qui vivent dans deux mondes aux lois de la gravité opposées tombent amoureux – concrétisation matérielle de l’amour impossible.

Les univers en question, l’un souterrain, l’autre en surface, ont des idéologies antagonistes ; les uns sont enrégimentés dans un monde orwellien, les autres sont des troglodytes marginaux et fraternels.

Mais la réussite du film se trouve essentiellement dans la puissance d’évocation sensorielle de cette inversion, qui chamboule le point de vue et les certitudes géophysiques. Il n’y a plus de haut ni de bas. Où est l’espace, où est le sol ? Cela se traduit par la vision des amoureux s’enlaçant tête-bêche.

Si dans le chaste contexte de l’anime nipponne, cette bascule corporelle ne se prête pas à des sous-entendus égrillards, elle est génératrice d’idées assez splendides, comme de s’accrocher à son compagnon comme à un ballon pour s’envoler et franchir des obstacles.

Bref, ce film vertigineux renouvelle de façon séduisante l’exploration de l’air et de l’espace, d’une manière que même Miyazaki n’avait pas envisagée.

Critique "aVoir-aLire.com"


Dans un futur plus ou moins proche, une petite fille, Patéma, vivant dans une société souterraine, tombe dans le vide pour se retrouver à la surface du sol. Elle découvre, sur la « terre ferme », un univers où les lois de la gravitation s'appliquent à l'envers dans ce monde où elle risque d'être précipitée dans les airs. La terre est en effet divisée en deux mondes, celui d'une société totalitaire et celui des « inversés » condamnés à marcher la tête en bas et à éviter de « tomber dans le ciel ».


Considéré comme des sous-hommes pestiférés, les « inversés » sont menacés de destruction par le pouvoir militariste qui dirige le monde des humains. Patéma et le monde inversé aborde, sous le vernis de l'anticipation merveilleuse, divers thèmes, celui de la catastrophe et de ses conséquences, de la discrimination et de la démocratie, du surmoi paternel – obsessions extrêmement présentes dans le cinéma nippon. Mais ce qui est le plus remarquable dans ce film d‘animation, ce sont les possibilités plastiques permises par le postulat délirant de son récit (la gravitation inversée) remettant en cause les notions de haut et de bas jusqu'à donner le vertige au spectateur.

 


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De toutes nos forces

De toutes nos forces

Film de Nils Tavernier (France - 2013 - 1h26) avec Jacques Gamblin, Alexandra Lamy et Fabien Héraud....




De toutes nos forces affiche uneOpération à 4 euros pour tous


 

Comme tous les adolescents, Julien rêve d’aventures et de sensations fortes. Mais lorsqu’on vit dans un fauteuil roulant, ces rêves là sont difficilement réalisables. Pour y parvenir, il met au défi son père de concourir avec lui au triathlon «Ironman» de Nice : une des épreuves sportives les plus difficiles qui soit. Autour d’eux, c’est toute une famille qui va se reconstruire pour tenter d’aller au bout de cet incroyable exploit.






 

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