La liste de mes envies

La liste de mes envies

Film de Didier Le Pêcheur (France - 2013 - 1h34) avec Mathilde Seigner, Marc Lavoine, Virginie Hocq, Frédérique Bel et Patrick Chesnais...




Liste de mes envies affiche une


Une fascination de tout un chacun pour ce miracle qu’est un billet de loterie gagnant, les rêves qu’il engendre les veilles de tirage, par la question souvent posée : « Qu’est-ce que tu feras si tu gagnes? »
Elle, c'est Jocelyne Guerbette, 47 ans, patronne d'une petite mercerie dans la ville d’Arras. Mariée à Jo, ouvrier chez Hägen-Dasz depuis vingt- six ans, ils ont deux enfants, Nadine et Romain. Leur vie est simple et plutôt heureuse.
Jocelyne convertit ses rêves en conseils sur son blog « dixdoigtsdor » et des milliers de femmes y découvrent les merveilles des rubans de velours associés aux bonbons fantaisies, le bonheur du tricot et de la broderie.
La vie va, tranquille, et pourtant Jocelyne a peur. Peur que quelque chose fasse exploser la bulle qui protège son quotidien. Pour faire plaisir aux copines, les jumelles Danièle et Danièle, elle achète un billet de loterie et gagne. Excitation et angoisse mêlées, Jocelyne fait des listes : la liste de ses envies, celles de son mari Jo, de son père qui ne se souvient plus de rien, de ses enfants devenus grands et qui ont quittés le cocon familial. Mais la peur est bien présente et Jocelyne décide de ne pas encaisser le chèque, elle cache le billet dans une chaussure au fond de l’armoire. Il faudra bien pourtant, un jour, en finir avec la peur du changement. D'autres vont décider à sa place...
Jo part en stage, ne revient pas et le billet de loterie disparait avec lui. Le monde de Jocelyne s'écroule.
Un voyage à Nice, un homme sur la plage, le retour du bel hidalgo, l'amour de sa fille et de ses amies aident Jocelyne à surmonter cette épouvantable trahison. Jo revient un an plus tard, terriblement coupable, pour rendre à Jocelyne le reste de sa fortune. Jocelyne le chasse. Elle cède la mercerie à Mado, son employée et amie, la maison à une voisine, offre un restaurant à son fils, de l’argent à sa fille et change de vie, entourée de ses proches, son père et ses amies. Elle achète une villa face à la mer, réalise la liste de ses envies. Son chemin croisera une dernière fois celui de Jo. Mais Jocelyne peut-elle encore aimer ?



 

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Deux jours, une nuit

Deux jours, une nuit

Film de Luc Dardenne et Jean-Pierre Dardenne (Belgique - 2014 - 1h35) avec Marion Cotillard et Fabrizio Rongione....





Deux jours, une nuit affiche uneSandra, aidée par son mari, n’a qu’un week-end pour aller voir ses collègues et les convaincre de renoncer à leur prime pour qu’elle puisse garder son travail.






 

Critique "La Croix"


Déjà auréolés de deux palmes d’or, reconnus dans le monde entier pour la force dépouillée de leur cinéma centré sur l’essentiel, les Belges Luc et Jean-Pierre Dardenne étaient de nouveau en compétition mardi 20 mai à Cannes avec Deux jours, une nuit, en salles dès ce mercredi 21 mai.

L’argument en est simple : Sandra, jeune ouvrière soutenue par son mari et une collègue bienveillante, se laisse convaincre de faire le tour des autres salariés de la société qui l’emploie, en un week-end, pour les convaincre de renoncer à leur prime et ainsi garder son travail. Relevant à peine de dépression, il lui faut surmonter la crainte qu’un contremaître manipulateur lui inspire et surtout, trouver la force de demander.

Nous n’en dirons pas plus car Deux jours, une nuit, porté par une Marion Cotillard transformée, remarquablement dirigée et pleinement investie dans son rôle, est une expérience bouleversante à vivre. L’une des prouesses – non la moindre – de la comédienne tient dans sa capacité à faire passer, avec beaucoup de justesse, toute la complexité d’un état mêlant extrême fragilité intérieure, sentiment de révolte qui ne trouve pas à s’exprimer et profonde dignité face à ce qu’il lui est donné de traverser.

Le cinéma des Dardenne, ancré dans le réel, sobre, économe de ses effets, fuyant toute facilité, atteint ici un degré rare de densité. Sandra sait aussi bien que les autres ce que signifie renoncer à cette prime de 1 000 euros.

Derrière cette trame inspirée par une Europe en crise, à travers les rencontres qui se succèdent, les cinéastes offrent une vertigineuse plongée au cœur de l’humain. Mains tendues, gêne, honte, regrets, excuses, refus agressifs… Un geste inattendu, une parole redonnent un peu d’espoir, mais l’abattement demeure : « Ils ont raison, j’suis rien du tout. »

Solidarité, générosité se brisent sur la dureté de la vie, les factures à payer. Habité de très beaux personnages, Deux jours, une nuit s’interroge aussi sur ce monde qui donne à chacun l’impression qu’il lui faut prendre la place d’un autre s’il veut travailler. On ne sort pas de ce film-là. On le garde en soi.

 

Critique "Critikat.com"


Mille euros ? Selon vos moyens, cette somme, cette question, vous éventre ou ne vous fait pas plus d’effet que le prix d’une nouvelle paire d’escarpins. Mais dans ce dernier cas, vous êtes minoritaire. Il manque 1 000 euros à pratiquement tout le monde aujourd’hui : à la fin de la semaine, du mois, de l’année. Mille euros, pour une écrasante proportion de citoyens, même européens, mêmes belges, c’est énorme, vital, indispensable. C’est une des premières qualités de Deux Jours, une nuit que de pratiquer la vérité de ces prix-là. A Seraing, ville-monde de Luc et Jean-Pierre Dardenne, 1 000 euros, c’est le montant d’un devis pour la construction d’une pauvre terrasse attenante à un pavillon ouvrier. Mille euros, c’est le montant pour un an de la facture de gaz et d’électricité. Dès lors, quand les 1 000 euros deviennent une prime suspendue comme à un hameçon au-dessus du vivier d’une petite entreprise de Wallonie, la déflagration humaine est atomique. Les salariés de la société Solwal doivent choisir par vote entre cette prime et le maintient parmi eux de leur collègue Sandra. Cette dernière, trop fraîchement remise d’une dépression, semble de toute façon avoir perdu les bons globules de la compétitivité aux yeux de son patron. Le choix de la prime est voté à la majorité de la dizaine d’employés, et pour Sandra, mariée, deux jeunes enfants, c’est par ici la sortie.

Dans la réalité de l’Europe en crise, l’histoire, le plus souvent, s’arrêterait là, dans un cul-de-sac en forme de chômage très prolongé. La beauté du geste cinématographique des Dardenne consiste à exercer une sorte de droit de suite. Non, ils ne veulent pas en rester là. Non, la fameuse idéologie capitaliste du «on n’a pas le choix» ne passera pas par eux. Poursuivre, c’est avancer à marche forcée, à temps compté, pister Sandra tout un week-end, au fil d’un porte-à-porte où, VRP d’elle-même, elle doit «vendre» l’invendable : que ses collègues, un par un, renoncent à la prime pour qu’elle puisse conserver son boulot.



Pour incarner cette rebelle du compte à rebours, il fallait une actrice de combat dans un corps de commando. Il n’est vraiment pas exagéré de proclamer que Marion Cotillard est une Sandra exceptionnelle, en donation totale et permanente de tout ce qu’elle est, non seulement pour aider un film à petit budget avec son aura de superstar internationale, mais aussi et surtout, entre incarnation et sublimation, pour faire vivre une personne, lui faire gagner ses galons de personnage, la rendre à la fois singulière et proche.

Comme une petite Rosetta devenue grande, Sandra est l’amie de nos propres tourments, la compagne de nos désarrois et de nos espérances, publics ou privés, la résonance du film propageant son irradiation bien au-delà d’un fait divers social localisé. A cet égard, on peine à imaginer le contraste, la disjonction, entre la présence très officielle du film à Cannes, ce confetti de privilèges au cœur d’un continent en crise, et le monde des Dardenne qui, à l’écran, le contemple.

Deux jours, une nuit ne montre pas du doigt, ne traite personne de salaud, il pousse même l’élégance jusqu’à ne juger personne et surtout pas le patron. Mais le face-à-face avec Cannes se fait sans sommation, et le film est une sorte d’astre Melancholia à lui tout seul : une météorite admirée aussi par ceux sur qui elle fonce. En cela, la liaison presque passionnelle entre Cannes et les Dardenne a quelque chose de déraisonnable et tragique. Entres les palmes d’or, grand prix, prix du scénario et d’interprétation, ce sont les cinéastes les plus récompensés de l’histoire de la compétition. Mais c’est bien là le tour de dingue qu’ils arrivent à renouveler et subjuguer. Dans ce dénuement, cette simplicité, cet atelier de vertus où se croisent et s’équilibrent les diagonales de l’humain, du social, de l’économique, du politique et du physiologique (craindre, trembler, pleurer, exulter), ils cisèlent un cinéma qui n’a rien à envier à la puissance mystificatrice d’un blockbuster. Sans les moindres effets spéciaux et avec un budget costumes extrêmement modéré, Deux jours, une nuit prend aux tripes avec violence, gifle nos sensibilités cognitives et confère à Sandra le charisme et l’aura d’une Wonder Woman.

Mais il ne faudrait pas que l’éloge sincère de la radieuse Cotillard fasse glisser dans son ombre son principal partenaire qu’elle ne domine jamais. Le film ne donne pas autant de place «héroïque» à Manu, le mari de Sandra, mais le fidèle Fabrizio Rongione (présent dès Rosetta, en 1999) occupe la sienne avec une intensité telle que l’union du couple devient une des conditions nécessaires au robuste canevas du film. C’est à deux qu’ils font front, aussi bien pour faire la pause sur un banc public en lapant des glaces en cornet que pour assurer l’intendance des enfants.

C’est une scène de banalité extraordinaire où l’on voit Sandra-Marion veiller au grain des lits bien faits et des peluches chéries disposées comme il faut sur les couvertures. Les enfants, tous les enfants, sont comme une infrapopulation qui grouille dans l’arrière-monde du film : enfants muets, témoins, soutiens, rappels à l’ordre. Comme s’ils jouaient collectivement le rôle de tous les films précédents des Dardenne où, souvent, de Gamin en Fils, l’enfance faisait le titre. C’est quoi un enfant ? Une promesse venue de la nuit, comme dans une chanson de Petula Clark : «Quand je ne dors pas, la nuit se traîne, la nuit n’en finit plus. Et j’attends que quelque chose vienne.»


 

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D’une vie à l’autre (VOST)

D’une vie à l’autre (VOST)

Film de Judith Kaufmann et Georg Maas (Allemagne - 2013 - 1h37) avec Liv Ullmann....





D'une vie a l'autre affiche uneEurope 1990, le mur de Berlin est tombé.
Katrine a grandi en Allemagne de l’Est, et vit en Norvège depuis 20 ans. Elle est le fruit d’une relation entre une norvégienne et un soldat allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale. A sa naissance, elle a été placée dans un orphelinat réservé aux enfants aryens. Elle parvient à s’échapper de la RDA des années plus tard pour rejoindre sa mère. Mais, quand un avocat lui demande de témoigner dans un procès contre l’Etat norvégien au nom de ces «enfants de la honte», curieusement, elle refuse.
Progressivement de lourds secrets refont surface, dévoilant le rôle de la STASI, les services secrets de la RDA, dans le destin de ces enfants. Pour elle et ses proches, quel est le plus important ? la vie qu’ils ont construite ensemble, ou le mensonge sur lequel elle repose ?…






 

Critique "LePoint.fr"


Les Lebensborne commencent à avoir le vent en poupe. Rien de plus logique : les enfants nés dans ces pouponnières nazies sont les plus jeunes "victimes" de la guerre. Ils seront donc les derniers à parler, à inspirer. En Allemagne, le sujet est d'autant plus sensible que ces gamins ont fait l'objet d'une double peine et d'une seconde manipulation dans les années 60 en RDA. La Stasi a en effet profité de leur identité brouillée - des centaines d'entre eux avaient été ramenés de l'étranger vers la Saxe en 1944 - pour faire d'eux des espions à son service. Les services secrets est-allemands les ont surtout envoyés en Norvège, le pays d'Europe où les Lebensborne avaient été le plus actifs, au nom de la supériorité supposée de ces Nordiques, bien vue chez les nazis. C'est ainsi que des dizaines d'individus ont fait croire à des mères norvégiennes qu'ils étaient leur enfant. Plus dure fut leur chute en 1989, lorsque la RDA a cessé d'exister et que certains dossiers ont été mis au jour.

Nazisme + Stasi + famille : voici la trame passionnante du thriller politico-familial de l'Allemand Georg Maas, qui plaira à tous ceux que touche l'imbrication de la grande Histoire avec les tourments de la vie intime. Le distributeur présente "D'une vie à l'autre" comme un mix réussi entre "La vie des autres" (du côté de la Stasi) et "Borgen" (du côté du Danemark). Maas n'a jamais vu "Borgen", mais grâce à un grand duo d'actrices - Juliane Köhler, Liv Ullmann - il donne chair, sans aucun manichéisme, à des jeux de masques et d'identités dont on n'avait pas idée. Preuve une fois encore que le totalitarisme a continué de détruire les familles des décennies plus tard.

 

Critique "Le Nouvel Observateur"




D’où vient la réticence de Katrine, élevée dans un Lebensborn, à témoigner sur son histoire dans un procès intenté contre l’Etat norvégien, comme l’y invite un jeune avocat au lendemain de la chute du mur de Berlin ? Fruit des amours d’une Norvégienne et d’un soldat allemand, cette quadragénaire bien installée – bon job, bon mari et fille aimante – est l’une des rares "enfants de la honte" à s’être échappée de l’orphelinat où elle était placée en RDA ; l’une des seules, aussi, à avoir réussi à retrouver la trace de sa mère non loin de laquelle elle vit désormais. Obstinée dans son silence, malgré son histoire, unique, et en dépit de la pression de ses proches, Katrine s’enfonce dans les secrets et les mensonges sur lesquels elle a construit sa famille.

Georg Maas, qui s’inspire très librement du livre de Hannelore Hippe, ressuscite un pan peu connu de l’histoire norvégienne et lève le voile sur les liens troubles entretenus par la Stasi avec les enfants des Lebensborn, souvent utilisés comme espions dans toute l’Europe. Entre polar et drame identitaire, son film, porté par la comédienne Juliane Köhler, distille une petite musique sourde, lourde des violences du passé.


 

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Leo et Fred

Leo et Fred

Film d'Animation de Pal Toth (Hongrie - 1987 - 0h41)


 

Film "Ciné-Mômes" : 4 euros pour tous

PRINT-AFFICHE-LEO ET FRED.inddFilm recommandé à partir de 3 ans

Léo le lion et Fred le dompteur présentent ensemble de fabuleux numéros de cirque et vivent dans la même roulotte. Très complices, même si Léo donne du fil à retorde à Fred, ils sont à la fois farfelus et attachants. Ils nous entraînent tout au long de leur carrière, dans un quotidien riche en surprises...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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