Avis de mistral

Avis de mistral

Film de Rose Bosch (France - 2013 - 1h45) avec Jean Reno et Anna Galiena...


 

Avis de mistral affiche uneLéa, Adrien, et leur petit frère Théo, sourd de naissance, partent en vacances en Provence chez leur grand-père, Paul « Oliveron », qu'ils n'ont jamais rencontré à cause d'une brouille familiale. Ce ne sont pas les vacances dont ils rêvaient, surtout que leur père a annoncé la veille qu'il quittait la maison. En moins de 24 heures, c'est le clash des générations, entre les ados et un grand-père qu’ils croient psychorigide. A tort. Car le passé turbulent de Paul va ressurgir et les Seventies vont débarquer au fin fond des Alpilles. Pendant cet été tourmenté, les deux générations vont être transformées l'une par l'autre.

 

 

 

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Salaud, on t’aime

Salaud, on t’aime

Film de Claude Lelouch (France - 2013 - 2h04) avec Johnny Hallyday, Sandrine Bonnaire, Eddy Mitchell...


 

Salaud on t'aime affiche uneUn photographe de guerre et père absent (Johnny Hallyday), qui s’est plus occupé de son appareil photo que de ses 4 filles, coule des jours heureux dans les Alpes avec sa nouvelle compagne (Sandrine Bonnaire). Il va voir sa vie basculer le jour où son meilleur ami (Eddy Mitchell) va tenter de le réconcilier avec sa famille en leur racontant un gros mensonge.

 

 

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Nebraska (VOST)

Nebraska (VOST)

Film d'Alexander Payne (Etats-Unis - 2013 - 1h55) avec Bruce Dern, Will Forte, June Squibb, Angela McEwan....


- Film proposé en Version Originale Sous-Titrée


- Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2013





Nebraska affiche une


Un vieil homme, persuadé qu’il a gagné le gros lot à un improbable tirage au sort par correspondance, cherche à rejoindre le Nebraska pour y recevoir son gain..
Sa famille, inquiète de ce qu’elle perçoit comme le début d’une démence sénile, envisage de le placer en maison de retraite, mais un de ses deux fils se décide finalement à emmener son père en voiture chercher ce chèque auquel personne ne croit.

Pendant le voyage, le vieillard se blesse et l’équipée fait une étape forcée dans une petite ville en déclin du Nebraska. C’est là que le père est né. Épaulé par son fils, le vieil homme retrace les souvenirs de son enfance.
Rassurez-vous, c’est une comédie !

Tourné en noir et blanc à travers quatre Etats, le film reflète l’humeur et le rythme nonchalants de l’Amérique profonde.


 

 

Critique "Ecran Large.com"


Le dernier film d’Alexander Payne, Nebraska, fait encore plus référence au cinéma qu’il affectionne. Non seulement il redonne un rôle immense à Bruce Dern, mais il s’obstine également à travailler la route, la perdition, le détachement, une symbolique tirée directement du cinéma des années 60 et 70 lorsque les Coppola, Rafelson, Ashby, Schatzberg ou Ritchie s’acharnaient dans le même sens.

Toute l’œuvre de Payne tient dans la recherche d’identité mélancolique, à l’heure des questionnements, coincée aujourd’hui dans un monde et une nation qui subit une crise économique et financière très importante. Le metteur en scène se paye le luxe de filmer le tout dans un noir et blanc somptueux, très contrasté, allant même jusqu’à chercher des portraits à la Robert Frank lorsque ce dernier se chargeait d’aller photographier les américains. Les gens simples y sont encore une fois les protagonistes, les victimes d’un système qu’ils ne maîtrisent plus depuis longtemps et avec lequel ils ne font que composer.

L’histoire est un modèle d’écriture de scénario comme toujours chez cet auteur. Les personnages sont campés très justement, les situations sonnent vraies et ce qui pourrait passer pour simpliste chez un autre metteur en scène devient ici intense, drôle et raffiné. Bruce Dern incarne un père de famille lunaire, ronchon et un peu aux fraises. Ayant reçu un misérable papier publicitaire qui lui fait croire qu’il a gagné un million de dollars dans le Nebraska, il décide d’aller le chercher lui-même, contre l’avis de sa femme et à pied s’il le faut. Son fils, un vendeur Hi-Fi en pleine séparation, a beau lui expliquer qu’il ne s’agît que d’un leurre, il n’en fait qu’à sa tête. Le vieil homme part ainsi à la première occasion alors que tout le monde a conscience qu’il est fragile, alcoolique et presque grabataire. Touché par l’obsession de son père et par ses rêves oubliés, le fils entreprend alors de l’aider dans sa mission pathétique. Les voici embarqués sur une route où les souvenirs et les espoirs brisés vont se manifester à chaque carrefour.

Très vite avec Nebraska on se souvient des deux films maîtres de Payne, soit Sideways et Mr Schmidt. Déjà, il y cultivait une écriture douce-amère et géniale par bien des côtés. Dans tous ses films, les répliques font mouche, les caractères sont extrêmement bien trempés et l’émotion est à son comble. Fer de lance du nouveau cinéma indépendant, le cinéma de Payne se concentre sur l’Amérique des WASP, des pauvres et des écrasés. Ici il campe une histoire où l’on comprend son message principal : les habitants des petites villes du centre ou du nord de certains états subissent une misère qui a cessé d’être invisible, habillée par des bars moisis, des églises qui s’écroulent, des lieux abandonnés, des publicités antédiluviennes sans oublier les banques installées à chaque coin de rue mais fermées par on ne sait quelle décision sociale. Les lieux sentent l’abandon, l’oubli, la maladie et la mort. Au milieu de tout ça surnagent des peuples sans éducation, si ce n’est celle du foot, de la bagnole, des ragots ou de l’alcool. Véritables victimes d’un système qui est en bout de course, ces personnes ne demandent qu’à vivre simplement, sans problème et en famille. Ces dernières sont malheureusement délitées, en manque d’affection et en crise constante. C’est à peine si on sait ce qu’est l’amour comme l’explique une scène du film. Les héros du métrage passent ainsi d’incompréhensions en découvertes, mais toujours à distance du rêve américain qui est tendu un peu partout sur la longue route qui règle les espoirs et les croyances de chacun.

Payne réussit amplement ce film qui parle de sa région natale. Une fois de plus, on rit et on s’émeut constamment. Entre les images des sombres nuages et la route qui découpe les champs, il subsiste encore un maigre espoir de compréhension entre les gens. Nul doute qu’il s’agit ici d’un sujet très américain, aux problématiques très ancrées dans le quotidien de l’après-crise des subprimes. Toujours est-il que le fond reste universel, sensible et maîtrisé.

 

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Le Grand Cahier (VOST)

Le Grand Cahier (VOST)

Film de Janos Szasz (Hongrie - 2013 - 1h49) avec László Gyémánt, András Gyémánt, Piroska Molnár, Ulrich Thomsen...


- Film proposé en Version Originale Sous-Titrée





Grand cahier affiche uneLes Nazis sont entrés en Hongrie et la guerre fait rage dans les grandes villes. Pour l’éviter, une femme dépose ses jumeaux de 13 ans chez leur grand-mère, qu’ils ne connaissent pas, à la campagne. Celle-ci, vieille femme méchante, sale et avare, les admet tout juste chez elle. Les deux enfants, livrés à eux-mêmes, vont apprendre à surmonter le froid, la faim et les cruautés quotidiennes dans un pays dévasté. Afin de se protéger, ils vont rejeter toute morale voire toute valeur et, bien malgré eux, se construire les leurs pour tenter de survivre…

Le « grand cahier » est celui dans lequel les deux enfants s’astreignent à rédiger avec la plus grande objectivité possible leurs découvertes et leurs apprentissages.

D’après le best-seller d’Agota Kristof - Editions du Seuil / Editions Points

 

 

Critique "Le Nouvel Observateur"


Pour protéger ses jumeaux de la menace des nazis qui ont envahi le pays, une jeune Hongroise choisit, la mort dans l’âme, de les confier à sa mère, une fermière méchante et avare avec laquelle elle a coupé toute relation. Livrés à la férocité de la vieille femme, soumis au froid, à la faim et aux violences de la guerre, les deux garçons s’astreignent à s’endurcir à la douleur morale et physique en notant scrupuleusement chaque étape de leur transformation sur un cahier offert par leur père au moment du départ.

Souvent adapté au théâtre, le roman d’Agota Kristof fait enfin l’objet d’une adaptation cinématographique (après deux tentatives avortées d’Agnieszka Holland et de Thomas Vintenberg). La mise en scène de Janos Szasz est à la mesure de la monstruosité grandissante des deux frères : rigoureuse, sobre, inventive et d’une absolue noirceur, elle évoque mieux que bien les ravages de la guerre.

 

Critique "aVoir-aLire.com"


Lorsque le roman Le grand cahier d’Agota Kristof est publié en 1986 il rencontre un écho très favorable dans son pays d’origine – la Hongrie – permettant à l’écrivain de poursuivre l’histoire des deux jumeaux dans deux volumes supplémentaires qui forment ainsi une trilogie. Pourtant, le film de Janos Szasz se concentre essentiellement sur l’adaptation du premier volume, c’est-à-dire celui qui évoque la corruption progressive de deux jeunes garçons innocents au contact des horreurs de la Seconde Guerre mondiale. Abandonnés par leur propre mère, les jumeaux se retrouvent aux prises avec une grand-mère odieuse qui les exploite, les frappe et les insulte à longueur de journée. Ils feront également la connaissance d’une bonne citoyenne hongroise qui crache sur les juifs et profite de la naïveté des deux gamins pour en faire les complices de ses jeux sexuels, mais aussi d’un officier nazi homosexuel adepte du sadomasochisme... et quelques autres monstres.


Plongeant au cœur de la période la plus sombre de l’histoire hongroise (pour mémoire, la Hongrie est alors dirigée par l’amiral Horthy qui collabore étroitement avec les nazis, avant que l’Union Soviétique n’envahisse le territoire sous couvert de libération), le cinéaste décrit une humanité en état de décrépitude, aussi bien matérielle que morale. Au milieu de cette apocalypse, les deux jumeaux s’endurcissent pour survivre et font leur les théories sur le darwinisme social. Etant persuadés que seuls les plus forts survivent, ils mettent au point des stratagèmes qui leur assurent une certaine supériorité sur les adultes. Ils en viennent ainsi à pratiquer le chantage, le meurtre, tout en instrumentalisant leurs proches à des fins de survie personnelle. Le réalisateur parvient de cette manière à retranscrire au mieux les méfaits d’une idéologie totalitaire qui corrompt les esprits. Tel un jeu de massacre qui ne s’arrêterait jamais, Le grand cahier plonge donc les doigts dans la fange d’une humanité qui ne mérite finalement pas d’être sauvée.


Parfois traversé de fulgurances de mise en scène, provoquant un certain malaise comme autrefois Le tambour de Volker Schlöndorff, Le grand cahier est assurément un grand film misanthrope. Il est effectivement rare d’aller aussi loin dans la noirceur de l’âme humaine, à tel point que cela pourrait bien éconduire un certain nombre de spectateurs. Ceux qui se prendront au jeu, eux, devraient se régaler.

 

Critique "Ecran Large.com"


Pour révéler la noirceur de cette histoire, il fallait trouver les jumeaux capables d'incarner des monstres solitaires abîmés et durcit par la guerre. Ces deux perles, János Szász les a trouvé dans un village d'une région très pauvre de la Hongrie, rompus très jeunes à une vie difficile et un travail de dur labeur. Les deux acteurs en témoignent à travers un regard naturellement sombre et impassible, qui révèle une forme d'intrépidité instinctive. Il fallait autant d'aisance pour porter à bout de bras cette sombre histoire. Réfugiés chez leur grand-mère, cruelle et avare, pendant que la guerre gronde, les enfants vont devoir apprendre à vivre loin de leur confort d'autrefois pour embrasser les soupes douteuses et les nuits sur des paillasses infâmes. À mesure que cette nouvelle vie piétine leur innocence, ils vont enfermer leurs sentiments dans une forteresse intérieur, rejeter toute morale et toute valeur pour accepter de nouvelles priorités : survivre au froid, la faim et aux cruautés quotidiennes.

Le grand cahier impressionne par la justesse de son propos et par une solide maîtrise technique. Le langage filmique définit par János Szász est à l'image de l'atrocité émergente des jumeaux : sobre, inventive et d'une absolue noirceur. Cette évolution permanente des personnages est racontée intelligemment à travers les pages d'un cahier usé par le temps dans lequel les garçons écrivent quotidiennement leurs aventures, seul témoin de ce que la guerre a détruit chez eux. Au fur et à mesure les mots se font rares et en disent moins que les scarabées écrasés sur les feuilles du carnet. Cette subtilité dans la mise en scène manifeste l'envie chez le réalisateur de communiquer par l'image plutôt que par les dialogues, pour déjouer la brutalité et la douleur de certaines scènes sans pour autant la cacher.

En bref : Un récit riche et intelligent qui fait apparaître ce qu'est la guerre, ce qu'elle détruit et son influence sur l'homme, capable en ces temps sombres de notre histoire de se débarrasser de toute trace d'humanité.

 

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Clochette et la fée pirate

Clochette et la fée pirate

Film d'animation de Peggy Holmes (Etats-Unis - 2014 - 1h16)


 

Clochette affiche uneRien ne va plus dans la Vallée des Fées ! Lassée de se voir réprimandée à cause de ses idées jugées trop extravagantes, Zarina, la fée en charge de la sécurité de la poussière magique, a rejoint la bande de pirates qui écument les mers environnantes, emportant au passage avec elle quelques grammes de ce précieux trésor.
N’écoutant que leur courage, Clochette et ses amies les fées vont alors se lancer à sa recherche dans le but non seulement de lui faire entendre raison, mais aussi de récupérer la poussière de fée qui, abandonnée entre des mains mal intentionnées, pourrait laisser la Vallée à la merci d’envahisseurs. Dans leur quête, elles vont devoir affronter sabre au clair cette bande de flibustiers, dont un jeune mousse nommé James – le futur Capitaine Crochet.

 

 

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Les Petits canards de papier

Les Petits canards de papier

Film d'animation de Yu Zheguang (Chine - 1961 - 0h36)


 

Film "Ciné-Mômes" : 4 euros pour tous

petits canards affiche uneFilm recommandé à partir de 3 ans

Le Petit Canard Yaya (1980)
Dix œufs éclosent à l’insu de la maman canard. Les dix petits canards, y compris un, différent des autres, explorent la mare. Elle semble bien paisible mais le méchant renard rode. Ensemble, et bien courageux, ils luttent contre le danger.

Les Petits Canards Intelligents (1960)
Trois petits canards malicieux partent à la chasse aux papillons. En chemin ils réveillent le gros chat ! Très malins, ils réussissent à faire fuir ce dernier, et repartent, tout contents.

Un Gros Chou (1961)
Le chat et le lapin aiment bien jouer près du potager, mais parfois ils font des bêtises ! Un gros chou connaît un mauvais sort, mais comment savoir qui est le véritable coupable ?

 

 

 

 

 

Critique "Critikat.com"





Vingt ans séparent les trois courts-métrages réalisés par Yu Zheghuang dans le cadre des Studios de Shanghai entre 1960 et 1980 et rassemblés en un programme unique sous le titre Les Petits Canards de papier par le distributeur KMBO. Merveille de raffinement et de perfection de la technique d’animation en papiers découpés, cet ensemble est idéal pour les tout-petits.

Tout comme le Canada, l’Union soviétique ou l’Iran, la Chine, bien consciente de l’impact idéologique que pouvait avoir un cinéma à destination du jeune public, s’est dotée de son studio de cinéma d’animation qui, dans ses grandes heures au début des années 1960, employa près de quatre-cents personnes. C’est dans le cadre de ces prestigieux studios de Shanghai que Yu Zheghuang se spécialisa dans la technique du papier plié et découpé, qu’il expérimenta dans des ateliers à destination d’enfants, et qu’il put perfectionner au sein du studio, en se consacrant, une année durant (1960), à la réalisation des Petits Canards intelligents.

Histoires d’aventures, ces contes très courts impressionnent par leur qualité d’animation, tout comme par la simplicité de la technique employée. Chaque récit met en scène de jeunes animaux qui vivent heureux dans la nature, où ils font l’expérience de la liberté, du danger, et du courage. À peine sortis de l’œuf, les canards tous identiques, sauf un (Le Petit Canard Yaya, 1980), battent la campagne, en ribambelle, sous l’œil bienveillant d’un bon gros soleil rieur. La beauté des décors, les mouvements des personnages, le récit lui même, sont très épurés. Surtout, ce qui frappe dans ces trois courts métrages, c’est la virtuosité avec laquelle Yu Zheghuang parvient à suggérer des effets de matière à partir du seul papier. Les décors attirent autant l’attention que l’action, notamment dans le rendu du miroitement de l’eau au passage des canetons dans la mare. Mis en musique, Les Canards intelligents et Le Petit Canard Yaya offrent un ravissant ballet de papier coloré qui joue sur la simplicité des effets de surprise produits par les déplacements des personnages dans le décor.

Plus long, plus narratif que les deux autres courts, Un gros chou est aussi le seul dialogué. On pourrait regretter que la balade chantée du lapin et du chat dans un champ de choux perde un peu en poésie pour se faire plus didactique et forcer davantage le message moral, mais ce serait vraiment chercher la petite bête à cette charmante basse-cour.



 

 

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